SA VIE

La gravure et la lithographie chez Bellini

PERIODES ARTISTIQUES:

1967-1974:
Période Figurative: (Pau, Montmartre)

1975-1985:
Surréalisme et sculpture taille directe: (Grasse, Paris)

1985-2005:
Post Impressionnisme (Venise, Paris)

2000-2008:
Sculpture - Terre - Bronze: (Paris)

 

Voyage à Venise

En Italie : Florence, Capri, Pompéi, Solfatare

Les peintres italiens

Les Fonderies Chappon

 

MICHEL RIGEL
Michel RIGEL, français, né à Bordeaux en 1950 est un artiste peintre, sculpteur, graveur et lithographe.

Il est issu d’une famille de vignerons bordelais de Saint Esthephe. Sa mère, professeur d’enseignement général, artiste peintre également, plus spécialisées dans les peintures animalières notamment les scènes de chasse.

C’est à Pau, dans le Sud-Ouest, que notre artiste en herbe débuta. Après ses études, il travaille dans un cabinet d’architecte, puis s’essaye à la bande dessinée, et enfin se consacre exclusivement à la peinture.

Il s’établi à Paris en 1969. Il a alors 19 ans. Il fréquente les cours des Beaux-Arts et s’installe rue Elysées des Beaux-Arts. Au pied du Sacré cœur, avec les vieux peintres montmartrois de la Place du Tertre, il présente ses toiles : « la maison de Mimi Pinson – le Moulin de la Galette ».

En 1972 la Préfecture de Paris lui commande une fresque, intitulée « Bord de Mer ». Une marine sous forme d’un triptyque (8 m x 2,5 m), détruite aujourd’hui à la suite de travaux.

Il se perfectionne en travaillant la gravure et la lithographie chez Bellini sous la direction de Madame REMY. Imprimerie mythique où subsistent encore les dernières machines à lithographier de Toulouse Lautrec.

C’est dans ce lieu embaumé des odeurs d’encre et de papier qu’il rencontre Viera Da Silva et Zaou-Wou-Ki. Des techniciens travaillent sur des gravures et lithographies de Carzou, Buffet et Dali.

Influencé par le surréalisme, dès 1974, il met à profit cette expérience et exécute des tableaux visionnaires : «  La sixième sphéroïde n’est pas de Léonard de Vinci - Perspectives démentielles des civilisations futures - La fin d’un microcosme - L’Etre cybernétique - Pétropolis - Futura - Crucifixion sur cinq planètes parallèles ».

A propos de cette dernière toile citons une anecdote intéressante. Il présente cette huile sur toile en Corse. Elle est commentée par l’archevêque de Corte qui décide de l’acquérir à condition de cacher la nudité de Marie Madeleine. Il souhaite aussi avoir des explications sur la vision futuriste de Rigel sur les mondes parallèles. L’auteur refuse la correction du tableau et sa vision de l’univers semble effrayer l’archevêque. La vente ne s’effectuera pas.

En complément de son activité de peintre Michel Rigel se consacre à la sculpture.

Il s’essaye à divers matériaux tel que le plomb, l’albâtre, la terre. Sculptures qui sont ensuite tirées en bronze. Ce qui donne une valeur définitive à ses œuvres. En taillant la pierre ou en pétrissant la glaise, il cherche à faire surgir l’impalpable du monde qui nous entoure. La création est une nécessité fondamentale pour lui. Le rêve permanent de tout artiste : recréer son propre univers selon sa vision.

En 1975, Catherine Guglielmi, critique d’art en Corse, fondatrice de la biennale azuréenne de cannes sous la présidence d’honneur de SAR le Prince de Bourbon Parme, lui donne accès à sa sixième manifestation.

Vingt pays sont représentés. Michel Rigel figure entre les toiles de Picasso et Picabia. Il sera nommé Grand Finaliste. Sa bienfaitrice lui demande d’illustrer un livre de poésies « l’enfant » édité chez Jean Grassin.

En 1976, il part pour l’Italie. Voyage incontournable pour tout artiste. Il séjourne à Florence, Capri, Pompéi, Solfatare. Il s’attarde à Pise d’où il représente sa Tour et le Baptistère…. Et enfin, sa ville de prédilection, VENISE où il se rendra plusieurs fois. Il la représentera dans des endroits les plus insolites.

Fortement impressionné par les classiques italiens du XVII et XVIII ème siècle, de Canaletto à Guardi, il peint une série de tableaux qui seront mis en vente à l’Hôtel Drouot.

Ses principales réalisations de cette époque sont : La place St Marc, le Palais des Doges, St Giorgio Maggiore, L’atelier de réparation de gondoles, Le pont du Rialto et les douanes et plus tard d’autres toiles seront exécutées à partir d’esquisses faites lors de différents voyages.

Peu après, à la même époque, il séjourne à Grasse. Cette ville l’enchante par ses parfums et son site paradisiaque. Il y sculpte des statues en albâtre blanche, pierre qu’il découvre dans l’eau du ruisseau du chemin des Hautes Rives au bas de sa propriété.

De 1975 à 1985, il participe à de nombreux salons et expositions personnelles.

Ses œuvres sont vendues dans des collections particulières en Suisse à Genève - New York - Hawaï - au Brésil à Rio - Tokyo - Rome - Düsseldorf.

En 1976 , il crée une sculpture « la Femme robot » (1,5 m x 0,50 x 0,50) qui sera primée, médaille de bronze de l’Académie Internationale de Lutèce. Exposée au Forum des Halles de Paris, elle sera détruite deux ans plus tard.

Il rend visite au sculpteur Chamail Haber, concepteur de la place Catalogne, qui lui propose de collaborer à divers projets. Mais très vite déçu par son comportement, il décide de rompre cette association.

Dans son tableau «  la sixième sphéroïde n’est pas de Léonard de Vinci » (100m x 50) et un plus grand de (200m x100), il interprète la Joconde et Léonard sur un fond de paysage à travers de grandes arcades.

En 1978, il expose deux fois au Forum des Halles, dans la galerie Inter- Forum : Rétro Futur… La même année, la ville de Paris lui commande une fresque murale de (7,5m x 2,5) intitulée : Anti-perspective, représentant une variation de l’anneau de Moebus.

En 1980, il retourne à Venise, où il exécute diverses toiles avec un tableau  phare, tel que la Place St Marc. Pendant son séjour, naîtront de nombreuses aquarelles de la Cité des doges. Autant de bases pour des créations futures.

En 1990, il participe à une exposition qui aura un vif succès et lui permettra de travailler plusieurs années sur le thème de Venise, Sa Sérénissime. Durant cette période sa palette prend un aspect plus impressionniste où les natures mortes se mêlent aux paysages.

Il quitte la Côte d’Azur et emménage en région parisienne à la Tour des Vignes à Gagny. C’est cette année là qu’il fonde l’association « Peintres d’avenir » avec quelques amis qui, hélas, sera dissoute plus tard, à la suite du suicide d’un des membres fondateurs.

En 1992 , une série de tableaux sur la Guadeloupe vient compléter sa collection.

En 1997 retour à nouveau à Venise. Il rapportera de ce voyage des carnets de croquis, et d’esquisses rehaussés à l’encre de Chine.

En 1998, il produit des « bronzes » en collaboration avec les fonderies Chappon.